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ACTIVITÉS2019-05-19T16:03:52+00:00

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1506, 2019

Samedi 15 juin 2019 : tournoi de pétanque

Réservez votre samedi 15 juin pour le tournoi de pétanque qui aura lieu à l'institut Saint Dominique ! Les détails de l'évènement vous seront donnés bientôt...

Activités passées

La pluie du matin n’arrête pas le pèlerin… Faisant fi des prévisions météorologiques défavorables, nous nous rendons à Tivoli pour visiter Villa d’Este, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2001. Située au numéro 5 de Piazza Trento, l’entrée de la Villa ne permet pas d’imaginer qu’il se cache un magnifique palais derrière cette façade.

Personnalité forte de la Renaissance italienne, le cardinal Hippolyte II d’Este  – encore appelé le cardinal à l’aigle blanc, emblème de la famille d’Este – obtient la charge de gouverneur de Tivoli en 1550. Il est le fils d’Alphonse 1erd’Este et de Lucrèce Borgia. N’ayant pas réussi à devenir pape, il fait construire une somptueuse villa entourée de fabuleux jardins en terrasses pour montrer sa magnificence et son pouvoir. Son concepteur, Pirro Ligorio, imagine pour le palais tiburtin du prélat une iconographie riche et savante qui fait la part belle au mythe d’Hercule, mais pourquoi donc ?… Pour en comprendre la raison, il nous faut remonter dans l’arbre généalogique du cardinal jusqu’à son grand-père, de son vrai nom, devinez ?… Hercule 1erd’Este !

Forts de ces premières informations, données par notre guide, Félix, étudiant en deuxième année de master médiation culturelle à l’Université Paris 3, actuellement en stage de cinq mois à l’Istituto Villa Adriana e Villa d’Este, nous partons donc sur les traces du héros grec à travers les différentes salles et même dans les jardins.

De son premier nom Alcide, Hercule est le fils de Zeus et d’Alcmène, une mortelle que le dieu a séduite en prenant l’apparence de son mari. Cette infidélité vaut à l’enfant, avant même sa naissance, la haine de la déesse Héra, sœur et épouse de Zeus. Promis à une grande destinée, Hercule fait rapidement preuve d’une force surhumaine qui le conduit à mener une guerre victorieuse contre les Myniens du royaume d’Orchomène. C’est cette victoire qui lui permet d’obtenir la main de Mégara, fille de Créon, roi de Thèbes, avec qui il aura plusieurs enfants. Mais la colère d’Héra n’est pas loin… et elle le rend si fou qu’il tue ses enfants et sa femme ! Ce n’est qu’après avoir retrouvé ses esprits que le héros réalise ce qu’il a fait. Il part alors consulter la Pythie pour savoir comment expier ses fautes. L’oracle lui dit de se mettre au service de son ennemi, Eurysthée, roi de l’Argolide, et d’accomplir les tâches qu’il lui ordonnera. Celui-ci, sur les instances d’Héra – toujours sur le pied de guerre ! – lui impose douze tâches réputées irréalisables, les fameux « douze travaux d’Hercule ».

Nous nous prenons bien vite au jeu d’identifier le héros dans les diverses fresques et grotesques qui décorent les salles somptueuses. Quant à notre guide, il est intarissable à nous raconter l’histoire du demi dieu et de ses exploits. 

La visite se poursuit dans les jardins, tout simplement grandioses. L’allée des cent fontaines relie la villa aux jardins. L’escalier central est bordé lui aussi de fontaines. Il est à noter que le réseau hydraulique de toutes ces fontaines ne fonctionne que par gravité, aucun mécanisme à proprement parler n’étant présent. Plus bas, les viviers et la fontaine de l’orgue, en arrière plan, constituent une des principales attractions du jardin.

Avant de quitter la villa, nous jetons un rapide coup d’œil à l’exposition temporaire Eva vs Evadans les appartements supérieurs, qui présente l’ambivalence de la femme dans l’imaginaire occidental de l’antiquité au 20èmesiècle.

Il est maintenant temps de penser à se restaurer car toutes ces émotions nous ont creusé l’appétit !… Nous nous dirigeons vers la Taverna Quintilia, au numéro 4 du Vicolo Todini, à deux pas de là, où une belle table nous attend. La cuisine typique napolitaine est raffinée, les plats copieux et les prix raisonnables. Ajoutez à cela, un service impeccable et un personnel sympathique, c’est tout ce qu’il nous fallait pour passer un excellent moment. Bref, une adresse à conseiller absolument !!!

Un apéro perché bien apprécié !…

Serait-ce l’endroit, merveilleux – entre la place d’Espagne, la Trinité des Monts et la Villa Médicis –  ou bien tout simplement l’envie de profiter de cette belle fin d’après-midi – après le retour du froid et du mauvais temps des derniers jours – autour d’un verre dans une ambiance street food ?… Toujours est-il que notre apéritif du 17 avril 2019 au Palazzetto a été un franc succès !

Bien installés sur la terrasse panoramique de l’hôtel particulier, situé juste à côté de l’escalier monumental, avec vue plongeante sur la Barcaccia et sur les toits de la capitale, nous nous sommes retrouvés à une cinquante de participants, parmi lesquels des jeunes et des moins jeunes, des nouveaux arrivés et des anciens de Rome, mais aussi avec plusieurs de nos amis de Rome Accueil.

Les verres colorés sur les plateaux circulent entre les tables pendant que les discussions vont bon train et, pendant un moment, le temps semble ne plus avoir d’emprise… Il faut dire qu’à prendre de la hauteur, on a l’impression de pouvoir toucher le ciel et, lorsque le soleil se couche sur les toits, les lumières et les feux s’allument, créant ainsi une atmosphérique encore plus féérique !

Un grand merci à tous les participants pour cette belle soirée de printemps entre amis !

Véronique Mignot-Bari

 

Ces mystérieux trésors capitolins

Article de Karine Gauthey pour Leptitjournal.com de Rome, publié le 04/03/2019

Rome est un véritable foyer de recherche en tout genre et s’il vous prend l’envie de voguer un peu entre les différentes propositions pour y entendre gloser sur les myriades de découvertes qui forment cette majestueuse constellation qu’est la ville éternelle, vous y trouverez toujours votre pesant d’or ! 

C’est la besace prête à être remplie que nous avons assisté à la conférence de Philippe Troncin, archéologue et président de l’association Londras, qui s’intéressait à la genèse d’un bâtiment de l’époque impériale coincé entre le capitole et le Circo Massimo.

Philippe Troncin a évoqué durant près de deux heures le Spetizodium, édifice unique et perdu dans les méandres de l’histoire, construit par l’empereur Septime Sévère, qui a conquis le pouvoir à Rome à la fin du IIe siècle après Jésus-Christ après la chute des Antonins. L’histoire de ce bâtiment recoupe la longue histoire de divinisation des empereurs, qui forme le culte le plus officiel à Rome depuis Auguste dans l’antiquité.

En effet, ce monument, dont on peut retrouver des mentions chez quelques auteurs antiques et dans des documents du Moyen Âge, a été de nombreuses fois dessiné à la Renaissance, parfois avant sa destruction (selon le conférencier, en 1589 lors des travaux menés par Sixte V) ou après ; jusqu’à figurer de manière fantasmée sur le plafond de la chapelle Sixtine, en arrière-plan de la scène la « punition des rebelles ».

Histoire mouvementée

Le Spetizodium eut une histoire pour le moins mouvementée, comme c’est bien souvent le cas des vieilles pierres à Rome, notamment pour ses voisins comme le Colisée. Ce bâtiment n’est aujourd’hui plus visible, malgré une empreinte au sol qui peut encore apparaître sous la rangée de cyprès qui figure au coin septentrional du Palatin.

L’édifice, réputé fastueux aux dires des sources historiques, se présentait comme la porte d’entrée des africains arrivant à Rome (Septime sévère étant d’origine punique). Il comportait trois niches au milieu des trois étages de colonnades, il était parsemé de statues et les niches semblaient accueillir des fontaines.

On pourrait dire qu’il s’agit là d’un beau palimpseste à l’histoire de Rome. En effet, la bâtisse a été progressivement détruite par des causes naturelles (dès 443 comme le Colisée qui a été abandonné par les empereurs ostrogothiques suite à un tremblement de terre retentissant en méditerranée, puis une deuxième fois en 1349 ; là encore, le Colisée aurait subi des dégradations tout comme le phare d’Alexandre qui s’est écroulé à cette époque), mais aussi des causes humaines, telle que la destruction et la réutilisation des pierres par Sixte V.

De surcroît, deux sièges l’ont passablement abîmé : en 1084, et en 1257 sous les coups des principaux conflits secouant l’Italie pendant des siècles ; en 1084 par l’empereur Henri IV venu chercher sa couronne, et au cours de la lutte entre guelfes et gibelins.

Divinisation et célébration

Le Spetizodium a été d’abord un instrument de divinisation et de célébration ainsi que de commémoration de la famille impériale des Sévères avant de traverser l’histoire tel un météore perdant peu à peu sa forme originelle pour ne laisser aujourd’hui qu’une trace au sol. D’ailleurs, l’on remerciera Philippe Troncin pour le nombre important de témoignages picturaux exceptionnels en gravure ou en peinture.

Que l’on s’en amuse ou que l’on ressente une certaine mélancolie à voir ainsi de tels édifices se détériorer, on reconnaît que le plaisir est immense, comme toujours, à imaginer ce qui n’est plus, surtout avec l’aide de tant de documents que l’histoire et les hommes produisent.

S’il faut peut-être avoir des notions d’histoire pour s’y intéresser, il faut reconnaître que pour les amateurs, il y a un plaisir non feint à voir la ville que l’on traverse au quotidien s’orner de récits éructant de terres.

Nous remercions évidemment l’Union Français de Rome et du Latium pour ce beau projet et ce beau morceau d’Histoire.

Une soirée vraiment spéciale !…

Mercredi 20 février 2019, nous nous sommes réunis pour notre apéritif mensuel dans l’ancien atelier du sculpteur Antonio Canova, principal représentant du néoclassicisme italien, qu’il a laissé en héritage en 1818 à son élève favori Adamo Tadolini. De 1818 à 1967, l’atelier de la Via del Babuino est resté aux mains de quatre générations de sculpteurs appartenant à la famille Tadolini. Puis, il est restauré et transformé en bar-restaurant tout en conservant l’atmosphère particulière des lieux, laissant un témoignage exceptionnel de deux siècles de sculpture italienne. Un endroit unique en son genre en plein cœur de Rome !

Mais tout commence sur le trottoir, juste devant l’établissement où l’on remarque une statue bien surprenante !… Elle fait partie des six statues parlantes de Rome. Celles-ci sont de véritables statues de pierre sur lesquelles, depuis le XVIème siècle, les Romains postaient (et continuent de poster) des messages anonymes, contenant principalement des critiques et des poèmes satiriques contre les dirigeants. Les petits feuillets collés sur la pierre des statues devenaient ainsi les porte-parole des mécontents.

Construite en 1571 à la demande d’Alessandro Grandi, la fontaine de la Via del Babuino représente en fait Silène, dieu personnifiant l’ivresse, allongé sur un rocher. Dès son achèvement en 1576, la statue suscite l’intérêt des Romains par sa laideur. Son surnom er babuino(le singe) donne alors son nom à la rue. Suite à des travaux, la statue fut déplacée en 1877 dans l’ancien palais des Boncompagni. Mais, en 1957, grâce à une campagne lancée par plusieurs Romains, la statue retrouve finalement sa place à proximité de son lieu d’origine, entre l’église Sant’Anastasio dei Greciet le bar-musée Canova Tadolini.

A peine franchi le seuil de l’ancien atelier Canova, on est aussitôt surpris par l’enchevêtrement de sculptures en marbre et bronze, de bustes de papes, de statues de dieux sportifs, de bas-reliefs de femmes nobles, de pièces d’anatomie qui semblent sortir des murs ou reposent sur des piédestaux dans la confusion typique d’un atelier d’art. Ici, les paroles de Paul Claudel prennent tout leur sens : « L’ordre est le plaisir de la raison, mais le désordre est le délice de l’imagination ».

Entièrement rénovées, les salles ont en effet délibérément gardé les couleurs, le mobilier et les matériaux qui caractérisaient auparavant cet endroit et conservent encore des sculptures en différents matériaux, des outils de travail, des photos anciennes dans un désordre harmonieux où l’art et la gastronomie se rencontrent.

Coïncidence, ce jour-là, notre présidente, Laurence Morel-Chevillet, fêtait également ses cinquante printemps et nous a offert un délicieux gâteau réalisé par notre chef pâtissier Romain Bouillot. Un vrai régal !…

Merci à tous les participants pour cet excellent moment passé ensemble…

Véronique Mignot-Bari

Une fois franchie la porte vitrée, dont la forme rappelle celle d’un diamant, nous passons en un instant de la confusion de Via Condotti à l’ambiance feutrée de l’un des temples de la haute joaillerie italienne.

L’histoire de la Maison Bulgari commence en 1884 avec l’arrivée à Rome de l’orfèvre grec Sotiris Boulgaris, qui change bientôt son nom en Sotirio Bulgari. Il ouvre sa première boutique au 85 de la via Sistina, suivi en 1894 d’une deuxième au 28 de via dei Condotti, puis, en 1905 d’une troisième, plus grande, toujours via dei Condotti, mais au numéro 10. Au début du siècle, la zone de Piazza di Spagna étant fréquentée assidûment par les touristes et les artistes britanniques, il donne à cette dernière le nom de « Old Curiosity Shop », nom tiré d’un roman de Dickens. L’activité se concentre initialement sur la fabrication d’objets précieux en argent et la vente d’objets d’antiquité et d’artisanat oriental, puis, en 1915, Sotirio Bulgari se dédie à la création de bijoux en or et en platine, enrichis de diamants et de pierres précieuses, souvent transformables – un collier pouvant être transformé en deux bracelets, un pendentif en broche – qui devient finalement la principale activité de la Maison, créant ainsi un style unique inspiré par le classicisme gréco-romain, la Renaissance italienne et l’école romaine d’orfèvrerie du 19ème siècle. Le point de vente de Via dei Condotti, numéro 10 devient également la seule boutique de la Maison au monde de la fin des années 1921 à 1971.

De 1933 à 1934, juste à près la mort du fondateur, la façade est rénovée selon les plans de l’architecte Florestano di Fausto qui prévoit quatre grandes vitrines et une entrée centrale encadrée d’élégantes corniches de marbre vert. C’est à cette époque qu’apparaît l’enseigne BVLGARI en cuivre doré, dans laquelle le V est une référence à l’écriture de la Rome antique.

Avec l’entrée de ses fils Costantino et Giorgio dans la société, la production de Bulgari se développe. Dans les années 1950-60, le style audacieux et innovant de Bulgari s’impose dans le monde attire bien vite des noms importants de la jet-set internationale et du cinéma, des oligarques puissants et des princes richissimes. Une des clientes les plus fidèles était Liz Taylor, qui portait volontiers les bijoux de la Maison et qui, pour échapper aux paparazzi, utilisait une porte dissimulée dans une des salles de ventes.

Profitant de sa réputation  croissante à l’échelle mondiale, Bulgari lance sa première phase d’expansion mondiale au cours des années 1970. Des  boutiques sont inaugurées à New York, à Genève, à Monte-Carlo et à Paris. Depuis les années 1990, la Maison diversifie ses activités et produit des bijoux, des parfums, des sacs, des lunettes… En 2011, elle devient partie intégrante du groupe LVMH.

En 2014, pour le 130ème anniversaire de l’ouverture de la première boutique, l’architecture du 10 de la Via Condotti est redessinée complètement par l’architecte Peter Marino, l’excentrique archistar du luxe. Celui-ci, tout en gardant une certaine continuité avec le passé, crée un extraordinaire mixte d’antique et de nouveau avec l’ajout de couleurs comme celle des murs jaune ensoleillé et de matériaux innovateurs. A noter, par exemple, les mosaïques de la galerie centrale formées de minuscules carreaux de marbre blanc qui réfractent la lumière comme s’ils étaient des diamants et le plafond tout en briques de verre qui laisse pénétrer les rayons du soleil.

De salons en salons, nous admirons les différentes collections de bijoux emblématiques comme les fameux colliers de serpents avec leur tête incrustée de diamants, les bracelets «crochets», les bijoux ornés de monnaies romaines antiques – Rome ayant toujours été une muse inspiratrice de Bulgari.

La zone dédiée à la haute horlogerie est la deuxième étape de la visite de la Maison Bulgari. Nous y découvrons certaines montres qui ont marqué l’histoire de la haute joaillerie comme la montre « Octo », qui contient un octogone dans un cercle et se veut un hommage au génie de Léonard de Vinci. Una salle entière est d’ailleurs dédiée aux collections masculines.

La visite se termine à l’étage, par le musée – ou comme on l’appelle ici « la Domus » – qui présente des bijoux appartenant à Bulgari et d’autres provenant de prêts. La pièce la plus ancienne – un petit sac en or – date de 1928 – mais ce sont surtout les fameuses broches « Tremblants » qui attirent notre curiosité.

Les yeux remplis de toutes ces merveilles, nous remercions notre hôte et retournons à la réalité, tout ravis d’avoir pu goûter l’atmosphère de qualité, d’excellence et de luxe de la culture Bulgari.

Véronique Mignot-Bari

C’est avec fierté et émotion que j’ai assisté à la remise, des mains de Monsieur l’Ambassadeur de France en Italie Christian Masset, des insignes du grade d’Officier de la Légion d’Honneur à notre ancienne Présidente et amie Françoise Plantade, le 23 octobre dernier au Palais Farnèse.

Le lieu ne pouvait pas être plus magique et approprié pour honorer la carrière de Françoise et son parcours extraordinaire au service de la communauté francophile de Rome et d’Europe.

Dans le magnifique bureau de l’Ambassadeur, entourée de sa famille, de ses collaborateurs, de ses amis français et italiens, Françoise, tout d’abord au travers du discours émouvant de Monsieur l’Ambassadeur, avec ses propres mots ensuite, a su se raconter et se livrer davantage à nous tous, en toute sincérité et simplicité, avec énormément d’émotion.

Le parcours de Françoise, qui lui a valu l’honneur de recevoir le titre suprême du grade d’Officier de la Légion d’Honneur, est remarquable et c’est autour de la signification de la devise de la Légion d’HonneurHonneur, Patrie et Solidarité qu’il s’articule et que Françoise elle-même nous l’a présenté.

La Légion d’Honneur, nous a-t-elle rappelé, est un ordre national bicentenaire qui fut établi en 1802 par Napoléon Bonaparte, doté d’un drapeau, fièrement porté pour la cérémonie, en ce 23 octobre, pour la première fois, par Madame Yvonne Tarabal. Il s’agit d’une association, la Société des Membres de la Légion d’Honneur présidée à Rome par Madame Anna Maria Tarantola, qui est l’expression de la parité entre hommes et femmes, en charge d’assurer la diplomatie de la France en Italie, au Saint Siège et à la FAO, dans les domaines culturels, sociaux, économiques et institutionnels. Françoise en est la secrétaire générale.

HONNEUR, PATRIE ET SOLIDARITE

A ces trois qualités Françoise répond présente et Monsieur l’Ambassadeur le souligne tout particulièrement.

L’honneur tout d’abord.

J’aime la définition d’honneur que nous fournit Françoise en citant l’académicien Erik Orsenna:

« L’Honneur est ce bien moral conquis dans la lutte et qui permet à la fois d’acquérir la considération d’autrui et de conserver sa propre estime ».

Elle nous le livre, c’est son père, le résistant René Plantade, médaillé à 20 ans de la Médaille de la Résistance et plus tard de la Croix de Guerre des mains du Général De Gaulle, qui lui a sans doute transmis ce bien moral et cette force incroyable de guerrière.

L’Honneur, Françoise a su le porter haut, de Chabrignac en Corrèze à Manciano au cœur de la Maremme Étrusque, en passant par Paris et Rome, notre franco-italienne est aussi surtout européenne.

La Patrie ensuite.

L’état reconnait les mérites personnels des candidats à la Légion d’Honneur. La tâche de Paris à cet égard a sans doute été facilitée par les nombreux mérites de Françoise !

Déjà en 2001, le Décret qui l’a nommée au Grade de l’Ordre National du Mérite, faisait référence à son engagement associatif, en qualité de Présidente d’Association. Eh oui, rappelez-vous, Françoise a été présidente de notre association l’Union de 1998 à 2005.

En 2018, c’est le Décret du 14 juillet qui l’a promue Officier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur en sa qualité d’avocat. 48 ans de service en France, 42 en Italie, tous nos compliments !

Le parcours professionnel français, italien et européen de Françoise a été jugé original et méritant par Monsieur le Ministre des Affaires Étrangères et par le Conseil de l’Ordre. En effet, la fondation d’un Cabinet d’avocats franco-italien au service des entreprises installées dans les deux pays, des concitoyens en difficulté en Italie, et des Institutions Françaises a été déterminante ainsi que la collaboration avec le Consulat de France à Rome et l’Ambassade de France.

Pour remercier et rendre honneur à toutes les personnes qui l’ont entourée dans son parcours professionnel, Françoise a remercié en particulier les Consules Elisabeth Tesson et Camille Pauly, Madame Claude Genevier, toute l’équipe de son cabinet d’avocats Agathemis, en particulier son associé Andrea Colletti, mais aussi les entrepreneurs Charles De Tinguy, Dominique Uzel et tous leurs prédécesseurs. Francoise a aussi rendu hommage aux travaux réalisés avec Francis Richard, ancien Directeur Général d’Air France Italie; avec Renato Porta et toute l’Équipe de Biomérieux à Florence ; avec Gilbert Kervella, Directeur Général d’Axa Corporate Solutions à Milan ; avec les Pieux Établissements, représentés par Pierre Blanchard, le Trésorier de l’Institution ainsi qu’avec l’association de la Trinité des Monts.

La solidarité enfin.

Elle se caractérise par des services rendus à la Nation. En 2018, en Europe, elle s’exerce principalement sous deux formes : la famille et la vie associative. Dans ces registres, nous le savons, Françoise mérite amplement le titre qui lui a été décerné. D’abord scout en Corrèze, ensuite membre active des mouvements européens, les Jeune Equipes Internationales, Françoise salue ses amis présents à la réception de l’Ambassade, Gianfranco Astori, Conseiller presse du Président Mattarella et Giulio Prosperetti, Juge Constitutionnel.

L’émotion monte quand Françoise évoque l’Union, notre chère association franco-italienne et nous remémore quelques grands moments du jumelage Rome Paris en l’an 2000, organisé en étroite collaboration avec l’On. Paolo Gentiloni, alors adjoint au maire de Rome, l’Ambassadeur Jacques Blot et le Ministre conseiller Christian Masset – tous trois réunis auprès de Françoise en ce 23 octobre 2018 ! – qui s’était concrétisé par une formidable semaine française en juillet 2000.

Un petit pincement au cœur quand Francoise me remercie personnellement, ainsi que Claire Buob, pour avoir repris les rênes respectivement de l’Union et de Rome Accueil. C’est moi qui te remercie Françoise, pour ta bienveillance et tes conseils ; tu as été un guide et un repère pour accepter la responsabilité de la présidente de l’Union.

Le discours touche à sa fin, la petite étoile brille déjà, rouge et fière sur le revers de sa veste et nos yeux brillent aussi d’émotion et d’orgueil. La famille est présente et nous nous sentons en faire partie.
C’est vers ses petits-enfants Giulia et Lorenzo qu’elle s’adresse en dernier lieu pour leur lancer ce message : « Vous vivrez dans un monde informatisé, robotisé alors n’oubliez pas l’art, la littérature, la liberté et l’amitié, racines de la France et de l’Italie. »

Il est temps alors de lever notre verre et de féliciter de tout cœur ce remarquable parcours.

Un 23 octobre pas comme les autres, un 23 porte-bonheur, un 23 qui évoque des dates chères au cœur de Francoise. Nous avons eu tous beaucoup de chance de t’avoir rencontrée et d’avoir parcouru un bout de chemin ensemble.

Au nom de l’Union, Français de Rome et du Latium et de tous ses membres et amis, nous te disons Bravo Françoise !

Laurence Morel-Chevillet

Quoi de plus invitant qu’une belle balade dans la nature en ce dernier dimanche avant le retour à l’heure d’hiver pour profiter d’une exceptionnelle journée de beau temps! Nous étions une vingtaine à nous être laissé tenter, en majorité composée de nouveaux arrivés à Rome et de nouveaux adhérents à nos activités. Une excellente occasion pour mieux nous connaître et découvrir ensemble un coin du Latium inattendu et surprenant. Nous venions à peine de nous éloigner de l’une des voies romaines les plus célèbres : la Via Aurelia, fondée en 241 avant J.C., qui est toujours un axe fondamental de la circulation littorale méditerranéenne et nous voilà entrés dans une nature intacte qui s’étend à perte de vue, desservie par une étroite route provinciale qui emmène 20 km plus loin et 480 m plus haut au bourg médiéval de Tolfa. Nous nous trouvons dans les Monts de la Tolfa qui sont les restes du plus ancien volcan du Latium et le siège d’une Université Agraire.

Il sera d’autant plus facile de nous immerger dans cette nature préservée à travers les siècles que nos téléphones y resteront silencieux après nos derniers efforts de communication pour rassurer nos proches que nous avons dû laisser à la maison que nous commençons notre balade et qu’ils ne pourront plus nous joindre pendant quelques heures. Sans téléphone ! Comme autrefois ! Quelle aubaine !

Notre guide Simonetta qui a contribué à créer les sentiers didactiques du Rio Fiume, découvre vite que le parcours concordé sera modifié par la présence des chasseurs qui sont en pleine battue au sanglier, sans que notre balade-découverte y perde rien de sa qualité. Cette rencontre nous a fait immédiatement apercevoir que nous étions aussi dans la célèbre région de la Maremme où la présence des sangliers est plurimillénaire au point d’être à l’origine de mythes documentés dès l’époque étrusque.

Et notre balade nous permet de nous promener sur des sentiers où sont passés des animaux sauvages, bordés de tapis de cyclamens, de découvrir quelques bolets et d’autres champignons dans les sous-bois, de traverser le maquis méditerranéen, de longer le torrent et d’y rencontrer un potier qui vient s’y procurer de l’argile grise qui rentre dans la composition de sa poterie et qui nous conduit dans la clairière où il a aménagé son atelier habituel. Il nous y montre son four archaïque qu’il a allumé le matin où il a mis cuire ses poteries pour une journée entière, nous donnant ainsi un premier aperçu de la vie maremmane en symbiose totale avec la nature et de son savoir-faire ancestral.

Et ce n’est que notre première rencontre avec la civilisation de ce territoire qui était déjà habité à l’âge du bronze. C’est un microcosme où nous sommes étonnés de trouver un cheptel unique au monde qui a mérité d’en porter le nom : les bovins tolfétans à la robe blanche et aux grandes cornes qui nous rappellent le bos primigenius dont ont été décorées les parois de nos grottes préhistoriques, et le cheval tolfétan qui était déjà présent à l’époque étrusque. Animaux élevés à l’état semi-sauvage par les butteri qui étaient déjà des maîtres absolus de l’élevage et de l’équitation avant même l’existence de par le monde des cowboys, des gauchos et de nos gardians de Camargue. Aujourd’hui encore le buttero reste 8 à 9 heures par jour à cheval et le buttero de Tolfa a même perfectionné des techniques équestres distinctes des techniques des autres butteri maremmani. Si vous le désirez le manège de l’Agriturismo Naturo e Cavallo peut vous apprendre la monte tolfétane authentique, avec sa selle de travail ad hoc, façonnée bien sûr par les artisans bourreliers-selliers de Tolfa.

Pendant de très longues périodes la Maremme a été un territoire marécageux, tout comme la Campagne Romaine et les Marais Pontins. C’est dans ces marécages que le bétail vivait à longueur d’année, sans aucune étable ni écurie où s’abriter. La population de la Maremme était capable d’y vivre avec les animaux et d’y survivre même dans les conditions les plus extrêmes. Depuis la nuit des temps elle sait faire des huttes dont nous a été montrée la construction en modèle réduit expliquée par un panneau didactique de notre parcours le long du Rio Fiume. Voilà que notre balade écolo s’est transformée en découverte d’une civilisation….

La rude vie des butteri et de leurs familles les a exposés au fléau qui a affligé tous les marais et les zones lacustres jusqu’à ce que l’humanité comprenne la cause du paludisme vers la fin du XIXe siècle. On l’attribuait jusqu’alors aux exhalaisons, aux miasmes pestilentiels qui s’élevaient des eaux stagnantes, auxquels on donnait le nom de mal’aria. Elle a inspiré les chants nostalgiques, les poésies et la littérature de la Maremma Amara, des films aussi, qui occupent une place importante dans la culture italienne. Ce climat et ces conditions de vie ont beaucoup frappé les voyageurs qui ont traversé l’Italie les siècles passés et nous ont laissé leur témoignage écrit ou leurs tableaux.

Notre balade s’est ainsi avérée la démonstration de la richesse naturelle, historique, sociale et culturelle que l’on trouve à chaque pas dans une découverte de l’Italie et qui nous donne tout loisir de l’approfondir et de l’élargir ultérieurement. L’appétit vient en mangeant, dit-on … Et à propos, nous n’avons pas manqué de découvrir la gastronomie locale, très appréciée, au cours du repas convivial qui nous a agréablement réunis à l’Agriturismo avant de nous donner rendez-vous pour d’autres découvertes avec l’Union.

Denise MEILLON

La Mal’Aria

Voici un tableau exceptionnel dont vous pourrez admirer l’original au Musée d’Orsay à Paris. Il est porteur des liens culturels étroits qui unissent la France à l’Italie.

Il a remporté le Grand Prix du Salon de Paris de 1850. Son sujet insolite et précurseur et son style n’ont rien de commun avec les toiles académiques traditionnelles ni avec les représentations riantes de la Campagne Romaine des différents courants artistiques alors connus. Il a consacré la notoriété de son auteur, le peintre Ernest Hébert, personnalité étroitement liée à l’Académie de France à Rome.

Lauréat du Prix de Rome en 1839, Ernest Hébert a été pensionnaire à Villa Médicis de janvier 1840 à 1844 et il aimait beaucoup les campagnes du Latium et leurs habitants dont il a peint de nombreux portraits.

Il devint par la suite Directeur de l’Académie de France à Rome de 1867 à 1873 puis à nouveau de 1882 à 1885. Il fit de nombreux autres séjours dans le Latium où son souvenir est encore actuellement entretenu conjointement par les autorités françaises et italiennes.

C’est à l’initiative des conseillers consulaires que le troisième Forum des associations françaises d’Italie du sud s’est tenu à la villa Strohl Fern. En soutien à l’évènement placé sous le patronage de Mme Camille Pauly, Chef de la Section Consulaire de l’Ambassade depuis l’été dernier, il faut aussi souligner la présence des conseillers consulaires, de Mme Fabienne Couty, Directrice de l’Institut français et … l’accueil chaleureux de M. François Vidal, Proviseur du Lycée Chateaubriand.

Moins chaleureux, le temps maussade qui n’a pas vraiment découragé les visiteurs mais a contraint les associations à s’abriter dans le gymnase de l’école, à serrer leurs tables de présentation les unes contre les autres, ce qui, en fin de compte, n’a pas nui à la convivialité caractérisant le Forum, bien au contraire. Enfin, un rayon de soleil a permis de conclure la matinée en plein air avec un verre offert par les conseillers consulaires.

On sait que les associations françaises de l’Italie du sud sont engagées dans les domaines les plus variés : l’accueil, la culture, la bienfaisance, le sport, la musique, la langue française, l’emploi et la formation, l’enseignement, la représentation catégorielle. Les associations présentes à ce 3èmeForum reflétaient bien cette diversité. Citons, dans le désordre et sans la prétention d’en faire une liste exhaustive mais plutôt illustrative de cette diversité, les associations suivantes : Français du monde – ADFE,  Rome accueil, le Centre pastoral d’accueil des pèlerins et des touristes francophones de Saint Louis des Français, la Maison d’accueil de Trinité-des-Monts sous la responsabilité de la Communauté de l’Emmanuel et l’Association Rencontres Romaines, l’Association culturelle « Inventer Rome », l’Association FLAM (Français LAngue Maternelle) Italie qui propose des cours de français et des activités ludiques aux enfants francophones non scolarisés dans des écoles françaises, le Réseau associatif professionnel PonteVia! qui accompagne la recherche d’emploi, la Compagnie française de théâtre à Rome et les associations liées à l’Institut Saint Dominique et au Lycée Chateaubriand – Alliance Des Anciens du Lycée Chateaubriand  (ADALC), Associations de parents d’élèves (APE Chato Roma, UPEL).

En ce qui concerne l’Union – Français de Rome et du Latium, c’est animés de l’esprit de rencontres et d’échanges du Forum que Mme Laurence Morel-Chevillet, Présidente de l’Union et les autres membres du Comité ont participé à l’évènement. Les principaux objectifs auxquels le Forum entend contribuer sont clairs, renforcer la vie associative et travailler ensemble. Ils ont d’ailleurs été au cœur de précédentes réunions des associations, promues par M. Christian Masset, Ambassadeur de France et qui se sont tenues au Palais Farnese en décembre 2017 et février 2018. Le réseau associatif français a aussi bénéficié de l’appui remarquable et constant de Mme Elisabeth Tesson, Chef de la Section Consulaire de l’Ambassade, et on ne doute pas qu’il en sera de même avec son successeur, Mme Camille Pauly. Le moment de faire un premier bilan n’est pas encore venu, mais il est certain que la coordination des activités des associations et la diffusion des informations se sont beaucoup améliorées, grâce aussi à leur publication dans les rubriques « Actualités générales » et « Agenda » du site internet du Consulat. 

Plus généralement, les défis pour atteindre ces objectifs sont énormes. Renforcer la vie associative signifie élargir l’offre, améliorer la qualité et innover afin de surmonter la difficulté de capter un plus grand public, français, francophone, italien et en particulier les jeunes. Travailler ensemble, exige un engagement très fort dans la recherche d’opportunités et de synergies au niveau du tissu associatif français afin de faire plus et mieux. Travailler ensemble c’est aussi construire des liens avec le milieu associatif italien surtout dans les domaines où la langue n’est point un obstacle, comme la bienfaisance, le sport, la musique. En termes de partenariat, par exemple, l’Union est en train de programmer des activités avec d’autres associations, notamment Rome accueil, avec la ferme intention d’avancer encore plus suivant cette modalité. D’autres activités, comme l’Opération coup de cœur se font au profit d’organisations italiennes caritatives, d’autres activités sportives, comme le tournoi de pétanque, en s’adressant aux fédérations italiennes de catégorie.

Pour l’Union, donc, ce troisième forum a été non seulement un moment privilégié de dialogue avec les visiteurs, membres ou non membres de l’Union mais aussi l’occasion d’enrichir les relations avec les autres associations françaises. Après le Forum, l’Union est plus que jamais déterminée à relever les défis et encouragée à travailler pour ces objectifs, renforcer la vie associative et travailler ensemble, qui guideront la programmation des activités futures.

Jean-Jacques Gariglio

Les conseillers consulaires

La France est l’un des pays qui compte le plus d’associations dans le monde. Elles ont un rôle clé dans le quotidien des Français, elles sont présentes dans de nombreux domaines. Depuis mon arrivée à Rome il y a vingt ans, participer activement ou en tant que simple adhérente aux associations qui nous réunissent autour des thèmes importants de notre vie d’expatrié, de parent, de citoyen, a considérablement enrichi ma vie. La vie associative représente donc naturellement une préoccupation importante de mon mandat de représentante élue de la communauté française d’Italie du Sud.

Maintenir vivant et actif ce réseau d’associations demande beaucoup d’énergie, d’enthousiasme aux nombreux bénévoles qui les animent. Organiser un forum a paru aux conseillers consulaires un des moyens de démontrer au public la vitalité, la variété et l’importance de ce réseau, ainsi qu’une possibilité de rencontres et d’échanges entre associations. Nous sommes surpris du nombre d’associations recensées, chaque forum en accueillant de nouvelles comme cette année la section italienne de  L’Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques. 

Nous avons trouvé un soutien constant auprès de notre consulat, avec qui nous avons constitué un annuaire des associations francophones de la circonscription, et auprès de notre ambassadeur, M. Christian Masset, qui depuis l’année dernière réunit à l’ambassade l’ensemble de ces associations. Nous bénéficions également du soutien des institutions françaises de Rome, comme l’Institut français centre Saint Louis, la Trinité des Monts et le lycée Chateaubriand qui ont hébergé le Forum, la librairie Stendhal. Chaque année, quelques-uns des consuls honoraires de notre circonscription nous font l’honneur de passer, et les media locaux (Le petit journal et Rome pratique) relayent nos informations.

Les conseillers consulaires sont les interlocuteurs privilégiés des associations, en particulier en ce qui concerne le nouveau dispositif de soutien au tissu associatif des Français à l’étranger (STAFE) qui chaque année permet de subventionner les projets d’associations locales de Français de l’étranger. N’hésitez pas à nous contacter à ce sujet.

Françoise Manssouri, conseillère consulaire pour l’Italie du Sud-Malte-Vatican

Le saviez-vous?… Prendre un verre de boisson apéritive remonterait au moyen-âge. Les premiers apéritifs avaient une fonction médicinale. Autrefois, « apéritif » désignait tout ce qui ouvrait l’appétit. En effet, le mot vient du verbe latin aperire, qui signifie ouvrir. Au Moyen-âge donc, pour ouvrir l’appétit et favoriser la digestion, on consommait un vin cuit aromatisé aux herbes.

Aujourd’hui, l’apéritif est un moment privilégié que les français sont 90% à pratiquer ! Il faut dire que la culture française s’y prête bien. D’ailleurs, les étrangers nous l’envient, ils considèrent l’apéro comme un digne représentant du « savoir vivre à la française ».

L’apéritif de rentrée est toujours un événement important qu’on attend avec impatience. Chacun à quelque chose à partager – que ce soit le récit de ses vacances, la dernière mutation, un bon plan à découvrir, les activités ou les projets à venir, etc. Et, rien de tel donc qu’une belle terrasse pour se retrouver après la pause estivale, faire de nouvelles connaissances et découvrir l’association, tout en dégustant un bon verre et en admirant les trésors de la Ville éternelle !

C’est ainsi que nous nous sommes réunis, mercredi 19 septembre 2018, au Pantheon Iconic Rome Hotel, qui vient d’ouvrir ses portes en avril dernier, à deux pas du célèbre monument dédié aux dieux antiques. Celui-ci dispose d’une terrasse exclusive d’où l’on peut distinguer pas moins de sept dômes, clairement visibles sur fond de tuiles de terre cuite. Madame Jacqueline Zana-Victor, conseillère du Maire du 13èmearrondissement de Paris et directrice culturelle, nous fait l’honneur de sa présence pour nous parler des festivités programmées pour honorer les 10 ans de l’association Roma Parigi et qui auront lieu en mars prochain.

A l’arrivée sur la terrasse, pour tous, c’est la surprise totale car le panorama mérite effectivement le détour ! Peu à peu, les participants s’installent sur de confortables sofas et il s’ensuit un joyeux échange de présentations, de retrouvailles et de propos divers.

Il semble que le temps – celui qui compte les minutes et les heures – n’ait plus d’emprise sur nous… Mais le temps – celui qui décrit les phénomènes atmosphériques – lui, en a décidé tout autrement !!!… Car soudain une pluie commence à s’abattre sur nous en s’intensifiant de plus en plus…

Recours au plan B !… Tout le monde rentre à l’intérieur et, comme si de rien n’était, reprend là où il a été interrompu. A l’intérieur, entre 50 et 60 personnes sont présentes… C’est alors que la magie s’opère et que le temps se met à s’accélérer comme dans une course contre la montre, preuve indéniable que le moment a été fort plaisant ! De là, à déclamer un nouvel adage, il n’y a qu’un pas que je franchis allègement : apéritif de rentrée pluvieux, apéritif heureux !!!

Véronique Mignot-Bari

Après trois ans d’absence, le tournoi de pétanque a eu lieu cette année samedi 15 septembre 2018 dans le magnifique parc de la Villa Strohl-Fern, marquant une rentrée qui démarre sur les chapeaux de roues. Pour ceux qui n’étaient pas présents, revenons donc un instant sur cet événement réussi…

Tout a commencé la veille, vendredi 14 septembre au soir, par le marquage des parcelles de pétanque sur le terrain de foot, sous l’œil très attentif de Monsieur Vidal, proviseur du Lycée.

Puis, samedi matin, sous un soleil radieux, les participants – jeunes et moins jeunes –  se présentent à la petite porte et montrent patte blanche avant de pénétrer dans l’enceinte verdoyante du lycée Chateaubriand. Une bonne participation, peut-on affirmer, puisque pas moins de 47 personnes étaient présentes au petit matin !

Quelques représentants du club de pétanque du FIDA (Fonds International de Développement Agricole) sont présents sur les lieux : Eva Qvarnström (notre capitaine du jour), Charles Gracia, José Stigliano, Simone Zein, Abdou Bousselham et bien sûr Jean-Jacques Gariglio, notre vice-président et directeur du tournoi 2018.

Jean-Jacques Gariglio, vice-président et directeur du tournoi 2018

On note également parmi les joueurs la présence de Benoît Bonnet, nouveau proviseur de l’Institut Saint Dominique.

Benoit Brunet, proviseur de l’Institut Saint Dominique, et François Vidal, proviseur du Lycée Chateaubriand

Les triplettes sont rapidement formées et à 10h00 précises, un coup de sifflet marque le début des hostilités… euh, pardon des premières parties ! Les enfants, qui ont leur propre terrain, s’essayent eux aussi dans l’art de lancer des boules colorées.

Pendant plus de deux heures, nos joueurs – experts, débutants ou en herbe – se démènent dans la bonne humeur pour totaliser le plus de points, bravant la chaleur étouffante et humide de cette fin d’été.

12h20, fin du tournoi et bien sûr après l’effort, le réconfort !… Tous les participants se rassemblent sous les pins autour d’un apéritif copieux et varié. Bien sûr, il y a du Ricard – tradition oblige ! – et des glaçons en abondance… Pendant ce temps, Eva et Jean-Jacques se concertent à l’écart sur les résultats des triplettes.

Enfin, une fois que tout le monde s’est sustenté, le directeur du tournoi appelle à nouveau l’attention du public (nouveau coup de sifflet… on dirait qu’il aime vraiment ça !). Après avoir remercié à nouveau Monsieur Vidal (qui est resté en notre compagnie toute la matinée), finalement il procède à l’énoncé des résultats. Les gagnants du tournoi 2018 sont… (roulements de tambour)… Philippe Troncin, Simone Zein et Cécile de Royer, qui reçoivent chacun d’eux une bouteille de champagne.

Mais, à la fin, tout le monde y a gagné car les bienfaits de la pétanque sont tels que cela se voit sur les visages des participants !…

Ne dit-on pas en effet que la pétanque permet de développer les qualités d’adresse et de précision, favorise la coordination des mouvements, affermit les qualités d’équilibre, permet de mieux se contrôler et d’avoir une plus grande maîtrise de soi, procure du plaisir, favorise les contacts humains, développe l’attention, la concentration, le travail de la mémoire, le recours au calcul et aux projections sur les probabilités ?… et j’en oublie certainement !… Sando Kaisen, moine bouddhiste zen et bouliste depuis une trentaine d’années, va même plus loin et, selon lui, la voie du cochonnet serait un sentier lumineux menant à une existence plus sereine et pourrait se révéler une base solide pour s’engager dans un cheminement spirituel. Dans son livre L’esprit de la pétanque (Editions Accarias, L’Originel, 2009), il écrit : « Elle est une fabuleuse opportunité de développer des qualités d’homme exceptionnel et de permettre au pratiquant de mieux communiquer avec le monde et surtout avec lui-même ».

Bref, on ne le dira jamais assez : la pétanque est une activité conviviale et ludique qui met tout le monde d’accord !

Ainsi, après avoir salué l’assemblée, le sourire aux lèvres, heureux de cette bouffée d’oxygène, à la fois mentale et physique, chacun reprend le chemin de la sortie, espérant se retrouver bien vite pour une nouvelle compétition…

Véronique Mignot-Bari

 

Cela se passait il y a 95 ans – très précisément le 11 juin 1923 – les chargés d’affaires de la République française, Monsieur François-Charles Roux, près S. M. le roi d’Italie et Monsieur Cambon, près le Saint-Siège, ainsi que Monseigneur Boudinhon, recteur de Saint-Louis-des-Français et Messieurs Carcopino, historien, et Ousset, négociant, se réunissent au palais Farnèse pour entériner la création d’une « Société française de bienfaisance » au profit des « individus d’origine française et plus exactement de sang français ». Ainsi est née L’Union des Français de Rome et du Latium !

Depuis, tant de choses ont bien changé : le nom, les statuts, le logo, etc. mais une chose est toujours restée la même, c’est l’esprit avec lequel les présidents et membres des différents bureaux et comités ont permis d’assurer la continuité des diverses actions entreprises tout au long de ses 95 ans ! Aujourd’hui, on peut dire que la vieille dame se porte bien !…

95 ans, vous vous rendez compte ! A grande occasion, il fallait donc vous proposer un grand événement !… C’est ainsi que, nous avons choisi de sortir du cadre touristique habituel de Rome et de vous proposer une soirée à bord d’une péniche sur le Tibre, le Baja Club, à l’abri des regards et de la foule. Un lieu pour le moins insolite, ce qui est une chose plutôt rare en plein cœur de Rome !

Amarré le long du Lungotevere Arnaldo da Brescia, loin de l’agitation de la Via del Corso et à deux pas de Piazza del Popolo, le Baja Club offre un cadre exceptionnel, à la fois chic et cosy, et une remarquable vue panoramique sur le Tibre. Avec ses grandes fenêtres, qui permettent de voir la rivière de toutes parts, l’architecture est gracieuse et combine avec élégance le verre, l’acier et le bois.

Une centaine d’invités ont répondu à l’appel en présence de nos partenaires et sponsors le Club Criollo, premier club franco-italien d’amateurs de chocolat, Teleperformance, multinationale d’origine française, leader mondiale de l’offre de service de Contact Center, TIS Salatino qui opère dans le secteur des déménagements locaux, nationaux et internationaux et Christofle, la grande maison d’orfèvrerie française.

Vous n’avez pas pu participer à l‘événement ?… Quel dommage ! Alors, laissez-moi vous raconter cette magnifique soirée.

Tout commence par la tenue de la 87èmeassemblée générale ordinaire, mais ce passage vous a déjà été raconté dans le précédent numéro de Forum, donc je ne m’y attarderai pas. Au terme de la réunion, le bureau procède à une première remise de prix sous forme de bouteilles de champagne, gentiment offertes par les vignerons Christophe Michel, Pierre Deville et Vincent Renoir, provenant tous de Verzy, petite commune adossée à la montagne de Reims : tout d’abord à notre Présidente d’honneur – Elisabeth Tesson, chef de la section consulaire – à nos anciens présidents présents – Gael de Guichen, Françoise Plantade et Francesca Saracci – à une de nos membres fidèle – Denise Meillon – au premier couple inscrit à la soirée – Rosa Romano et Giorgio Toscani– au dernier inscrit à la soirée – Ionis Belletti – et enfin au dernier membreinscrit à l’Union – j’ai nommé Simone Zein.

La présidente prend à nouveau la parole pour annoncer un quiz sur l’année 1923 qui permettra de récompenser d’autres gagnants. Prenez donc vous aussi quelques minutes pour répondre aux questions de ce questionnaire à choix multiple que vous trouverez un peu plus loin…

Il est grand temps de lever notre verre et, àl’unissons, de porter un toast à notre association en lui souhaitant une très, très longue vie !…

Verres à la main, les participants s’unissent par petits groupes pour bavarder ou faire connaissance, pendant qu’un homme au complet impeccable et au sourire charmeur se promène dans l’assistance. Mais qui est-ce donc ce mystérieux personnage ?… Il s’agit de Francesco Addeo, qui vient nous surprendre avec des tours de magie tout à fait stupéfiants. Illusionniste, mentaliste et homme de spectacle, Francesco Addeo se définit comme un professionnel de la magie. Il a travaillé dans de nombreuses productions de télévision (Uno Mattino, Domenica In, Tapetto volante, Buona Domenica…). En 2015, il a participé au championnat mondial de magie (FISM) en tant que seul représentant de l’Italie, se classifiant parmi les meilleurs mentalistes du monde. L’exhibition a été retransmise sur Canale 5 dans le programme « Masters of Magic ». Il a également publié un livre intitulé « Dietro la magia » dans lequel il donne des conseils et explique comment porter l’art de la magie sur scène. Tout au long de la soirée, il s’approche des groupes et propose une démonstration de ses talents. Croyez-moi, c’est à vous couper le souffle !… Chapeau, monsieur le magicien !

Le buffet salé est finalement ouvert pour la plus grande joie des participants. Il y en a pour tous les goûts. La variété et la qualité des mets satisfont les palais les plus exigeants. Un vrai délice !

Puis, arrivent les desserts avec une surprise gourmande ! Le buffet sucré est en effet enrichi par une dégustation organisée par le Club Criollo représenté par Domenico Biscardi, son co-fondateur. Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, le Club Criollo naît à Paris au printemps 2013 de l’idée de Bénédicte de Chambure et de Domenico Biscardi et de leur passion commune pour le Chocolat. L’objectif est celui de créer une passerelle privilégiée qui permette aux protagonistes de l’art chocolatier des deux pays de se rencontrer dans un esprit de découverte réciproque, de plaisir et de partage. Pour la dégustation, deux chefs sont présents : Daniele dell’Orco de Cacao Crudo et Federico Cari, chef pâtissier freelance. Que dire de cette dégustation ?… C’est une véritable explosion des sens qui s’offre à vous, bien impossible à restituer sur papier !

Nouvelle pause pour le tirage au sort des gagnants du quizz. Gabriela Arango, responsable de la boutique Christofleprélève au hasard le nom du grand gagnant de notre jeu. C’est Françoise Groussard qui remporte le plus beau lot : une boîte en bois laqué noir et argent de la collection Vertigo, design Andrée Putman. D’autres gagnants reçoivent quant à eux une bouteille de champagne : Liliane Lof, Denise Meillon, Marta Bertoni, Giuseppe Pozzati et Maura Tortora.

Et maintenant place à la danse !… Jeunes et moins jeunes envahissent la piste et se déhanchent au rythme de la musique sous la direction du disc-Jockey jusqu’à tard dans la nuit.

Je pense que, ce jeudi 14 juin, nous avons fêté dignement les 95 ans de notre association avec dynamisme et bonne humeur ! Plaisir de se retrouver et de partager de bons moments, n’est-ce pas cela en fait le secret de jeunesse d’une association ?… Alors, encore une fois, longue vie à L’union des Français de Rome et du Latium ! On se revoit dans cinq ans pour un centenaire retentissant…

Véronique Mignot-Bari